Catégorie : Actualité

  • Quand l’administratif étouffe le clinique : le vrai coût du fardeau bureaucratique en pharmacie

    Quand l’administratif étouffe le clinique : le vrai coût du fardeau bureaucratique en pharmacie

    Les pharmaciens québécois perdent des centaines d’heures par année en tâches administratives. Pendant ce temps, les patients attendent — et le système de santé s’essouffle.

    Une activité clinique en pleine explosion

    En 2023, les pharmacies communautaires du Québec ont dispensé plus de 7 millions d’actes cliniques — une hausse de 16 % en un an. Depuis 2019, c’est une croissance de 51 % de l’activité clinique. Les pharmaciens québécois sont devenus, de facto, le premier point de contact du réseau de santé : accessibles sans rendez-vous, sept jours sur sept, dans plus de 1 900 pharmacies à travers la province.

    Mais cette croissance clinique s’est faite sans les ressources pour la soutenir.

    La pénurie qui amplifie tout

    Il manque environ 1 150 pharmaciens au Québec. Le taux de postes vacants en pharmacie communautaire atteint 12 %, soit quatre fois la moyenne provinciale tous secteurs confondus. En 2024, un million d’heures de remplacement ont été nécessaires uniquement pour maintenir le service de base.

    Et une part importante de ces heures ne va même pas aux patients.

    La réalité quotidienne derrière le comptoir

    La journée type d’un pharmacien communautaire en 2026, ce n’est pas que du clinique. C’est aussi :

    • Répondre aux appels des autres pharmacies et des médecins pour clarifier des ordonnances, confirmer des thérapies, ou coordonner des transferts de dossiers.
    • Documenter chaque intervention clinique dans des systèmes souvent désuets, puis faxer — oui, faxer, en 2026 — les suivis aux prescripteurs.
    • Vérifier, avant chaque acte, si celui-ci est conforme au cadre réglementaire en vigueur : loi, règlements, ententes, exceptions.
    • Remplir des formulaires administratifs qui n’ont aucune valeur clinique mais qui sont exigés par le système.
    • Rappeler les patients pour des suivis que le système ne gère pas automatiquement.

    Ce sont des tâches nécessaires dans leur principe, mais dont l’exécution reste largement manuelle, fragmentée et chronophage.

    Les chiffres qui parlent

    Au Québec

    Selon l’enquête de l’APPSQ (Association professionnelle des pharmaciens salariés du Québec) menée en 2024 auprès de ses membres, la majorité des pharmaciens salariés rapportent une surcharge de travail encore trop importante et des conditions peu optimales à la pratique clinique. Plus révélateur encore : 65 % des répondants craignent que les nouveaux actes prévus par le projet de loi 67 aggravent cette surcharge si aucune mesure d’allègement administratif n’accompagne l’élargissement du champ de pratique.

    L’AQPP (Association québécoise des pharmaciens propriétaires) a elle aussi tiré la sonnette d’alarme dès mars 2024, réclamant publiquement le retrait de certaines règles administratives entourant les activités cliniques. Le message était clair : ces règles, conçues pour encadrer la pratique, finissent par freiner l’accès des patients aux soins. Le président de l’AQPP, Benoit Morin, résumait la situation ainsi : on doit faire tomber les barrières pour que les 7 000 pharmaciens présents dans le réseau puissent servir leurs patients efficacement.

    À l’échelle canadienne

    Le portrait québécois s’inscrit dans une tendance nationale documentée. L’Association médicale canadienne (AMC) estime que les professionnels de la santé canadiens perdent collectivement 18,5 millions d’heures par année en tâches administratives inutiles — l’équivalent de 55,6 millions de visites patients. Et selon l’AMC, 85 % de ce travail provient des processus du système de santé lui-même, pas de la complexité clinique des cas.

    Chez les pharmaciens spécifiquement, les données de l’Association des pharmaciens du Canada (APhC) révèlent un lien direct entre fardeau administratif et épuisement professionnel : les pharmaciens qui vivent un burnout consacrent en moyenne 7,5 heures par semaine aux tâches administratives, contre 4,3 heures pour ceux qui n’en vivent pas. En 2023, 79 % des professionnels en pharmacie au Canada étaient à risque d’épuisement professionnel.

    À l’international

    Le phénomène n’est pas propre au Canada. Aux États-Unis, des études récentes rapportent que les pharmaciens peuvent consacrer jusqu’à 90 % de leur temps à des tâches administratives plutôt qu’à des soins directs aux patients. Le burnout du personnel en pharmacie y atteint des niveaux historiques, largement attribués à la surcharge de travail et au sous-effectif chronique.

    Le projet de loi 67 : une avancée majeure, mais incomplète

    Adopté par l’Assemblée nationale, le projet de loi 67 représente une réforme historique du cadre légal de la pharmacie au Québec. Il promet d’élargir substantiellement l’autonomie professionnelle des pharmaciens :

    • Prescription de médicaments avec moins de restrictions
    • Prolongation d’ordonnances sans délais arbitraires
    • Substitution de médicaments dans davantage de situations cliniques
    • Remplacement de certaines règles administratives par le jugement professionnel du pharmacien

    L’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) a salué cette réforme comme « une étape historique pour l’accès aux soins ». Le projet de règlement a été publié dans la Gazette officielle en juin 2025 pour consultation publique, avec des mises à jour en octobre 2025.

    Mais l’adoption de la loi ne résout pas tout. L’APPSQ l’a souligné dans son communiqué de novembre 2025 : les conditions actuelles de travail en pharmacie communautaire ne permettent pas encore d’absorber les nouvelles responsabilités prévues par la loi 67. Sans allègement concret du fardeau administratif, élargir le champ de pratique revient à ajouter du poids sur des épaules déjà surchargées.

    La Presse rapportait d’ailleurs en décembre 2025 que l’élargissement des pouvoirs des pharmaciens tardait à être mis en place concrètement, malgré l’adoption de la loi.

    Le vrai problème : des systèmes conçus pour une autre époque

    Le fardeau administratif en pharmacie n’est pas un accident. C’est le résultat de systèmes conçus il y a des décennies, dans un contexte où le rôle du pharmacien se limitait essentiellement à la dispensation de médicaments. Ces systèmes — logiciels de pharmacie, processus de communication avec les prescripteurs, mécanismes de facturation, protocoles de documentation — n’ont pas évolué au même rythme que la pratique.

    Le résultat, c’est un décalage structurel :

    • Communication inter-professionnelle fragmentée : le fax reste le mode de communication dominant entre pharmacies et prescripteurs dans la majorité des milieux de pratique.
    • Documentation redondante : un même acte clinique peut nécessiter une documentation dans le logiciel de pharmacie, un formulaire papier, un fax au prescripteur et une note au dossier.
    • Vérification réglementaire manuelle : avant chaque acte élargi, le pharmacien doit mentalement (ou physiquement) consulter le cadre réglementaire applicable — lois, règlements, ententes AQPP-MSSS, ordonnances collectives — pour confirmer qu’il a le droit de poser l’acte.
    • Facturation complexe : le système de facturation des actes cliniques, régi par l’entente AQPP-MSSS, comporte des dizaines de codes, conditions et exceptions qui varient selon le type d’acte, le statut du patient et la situation clinique.

    Ce que la technologie peut changer — et ce qu’elle ne peut pas

    Les solutions technologiques existent, et certaines sont déjà déployées dans d’autres juridictions ou d’autres secteurs de la santé. Parmi les pistes les plus prometteuses :

    Documentation clinique automatisée

    L’intelligence artificielle permet aujourd’hui de capturer, structurer et rédiger la documentation clinique à partir d’une conversation entre le professionnel et le patient. Des plateformes comme Abridge (qui a atteint 100 M$ de revenus annuels en documentant automatiquement les consultations médicales) démontrent que la technologie est mature. En pharmacie, les mêmes principes s’appliquent : capturer l’échange clinique, générer la note, le suivi et les communications aux prescripteurs — automatiquement.

    Vérification réglementaire intelligente

    Au lieu de forcer le pharmacien à consulter manuellement le cadre légal avant chaque acte, un outil intelligent peut croiser la situation clinique avec les règlements en vigueur et confirmer instantanément la conformité. C’est l’approche « compliance by design » : le système vérifie pour vous, en temps réel.

    Intégration des systèmes d’information

    La communication entre pharmacies, prescripteurs et établissements de santé devrait être numérique, bidirectionnelle et instantanée. Le Dossier Santé Québec (DSQ) est un pas dans cette direction, mais son intégration dans les flux de travail quotidiens reste incomplète.

    Automatisation de la facturation

    La facturation des actes cliniques peut être déduite automatiquement de l’acte documenté, éliminant la double saisie et les erreurs de codification.

    Ce que la technologie ne remplace pas

    Le jugement clinique du pharmacien. La relation de confiance avec le patient. L’évaluation d’une situation complexe qui nécessite de l’expérience et du contexte. La technologie n’est pas là pour remplacer le pharmacien — elle est là pour lui redonner le temps de faire ce pour quoi il a été formé.

    L’enjeu réel : le temps

    Chaque heure passée à remplir un formulaire, faxer un document ou vérifier manuellement un cadre réglementaire est une heure de moins au comptoir avec un patient. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, chaque heure compte.

    La question n’est pas de savoir si les pharmaciens peuvent en faire plus. Ils en font déjà plus, chaque année, avec moins de monde. La question, c’est combien de temps on continue à gaspiller sur des processus qui pourraient être automatisés — et combien de patients n’ont pas accès à des soins qui auraient pu leur être donnés si le pharmacien avait eu cinq minutes de plus.

    Le projet de loi 67 donne aux pharmaciens de nouveaux pouvoirs. Il est temps de leur donner aussi les outils pour les exercer.


    Pharmia développe des outils d’intelligence artificielle conçus spécifiquement pour les pharmaciens québécois — documentation clinique automatisée, vérification réglementaire en temps réel, et accès instantané à l’ensemble du cadre normatif de la pratique pharmaceutique au Québec.


    Références

    1. AQPP — « Les pharmaciens propriétaires demandent le retrait de certaines règles administratives » (mars 2024)
      monpharmacien.ca
    2. La Presse — « Les pharmaciens propriétaires demandent le retrait de certaines règles administratives » (mars 2024)
      lapresse.ca
    3. APPSQ — Enquête 2024 sur les irritants en pharmacie communautaire
      appsq.org
    4. APPSQ — Communiqué sur le projet de loi 67 (novembre 2025)
      appsq.org
    5. Association médicale canadienne (AMC) — Fardeau administratif : faits et chiffres
      cma.ca
    6. Association des pharmaciens du Canada (APhC) — Sondage national sur la santé mentale des professionnels en pharmacie (2023)
      pharmacists.ca
    7. Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) — « Projet de loi 67 adopté : une étape historique pour l’accès aux soins »
      opq.org
    8. OPQ — « Le projet de loi 67 adopté : moins de barrières administratives, plus d’autonomie »
      opq.org
    9. La Presse — « L’élargissement des pouvoirs des pharmaciens tarde à être mis en place » (décembre 2025)
      lapresse.ca
    10. OPQ — Projet de règlement PL 67, Gazette officielle (juin 2025)
      opq.org
    11. Profession Santé — « Irritants en pharmacie : l’APPSQ dévoile son enquête » (août 2024)
      professionsante.ca
    12. Portail de l’assurance — « Les pharmaciens jouent un rôle croissant en soins primaires » (avril 2026)
      portail-assurance.ca
    13. Sully.ai — « Top 3 AI Pharmacists in 2026 »
      sully.ai
    14. MedMe Health — « An Overview of AI in Pharmacy » (2025)
      medmehealth.com
    15. Contrary Research — « Abridge Business Breakdown »
      research.contrary.com
  • Votre pharmacie pourrait bientôt fermer ses portes. Voici pourquoi.

    Votre pharmacie pourrait bientôt fermer ses portes. Voici pourquoi.

    Un message de vos pharmaciens pour la population québécoise parce que votre accès aux soins nous concerne tous.


    Ce que le gouvernement est en train de faire, et pourquoi ça vous concerne directement

    En ce moment, à Québec, un amendement au projet de loi 15 est sur le point de changer la vie de chaque Québécois qui met les pieds dans une pharmacie, c’est-à-dire pratiquement tout le monde.

    Le gouvernement s’apprête à plafonner les honoraires que les pharmaciens peuvent facturer aux assureurs privés. Dit autrement : on veut forcer les pharmacies à fonctionner avec des revenus qui ne couvrent même pas leurs coûts réels.

    Ce n’est pas un débat abstrait entre politiciens et lobbyistes. C’est votre pharmacie de quartier qui est menacée. C’est votre accès aux soins qui est en jeu.

    Ce qui va changer dans votre quotidien, concrètement

    Votre pharmacie va fermer plus tôt

    Vous avez l’habitude de passer à la pharmacie le samedi après-midi, ou en soirée après le travail? Si cet amendement passe, plusieurs pharmacies n’auront plus les moyens de rester ouvertes en dehors des heures de pointe. Les soirs, les fins de semaine, les jours fériés, les plages horaires où vous en avez le plus besoin seront les premières coupées.

    Vous attendrez plus longtemps à l’urgence

    Depuis les dernières années et avec l’avenue des projets de loi 31 et 41, votre pharmacien peut vous prescrire un antibiotique pour une infection urinaire, traiter votre conjonctivite, vous vacciner, ajuster vos médicaments. Des soins rapides, accessibles, sans rendez-vous. Si les pharmacies n’ont plus les moyens d’offrir ces services, ces patients retournent à l’urgence. L’urgence qui déborde déjà. L’urgence où vous attendez 12, 14, 18 heures.

    Votre pharmacien de quartier va disparaître

    Il y a 1 900 pharmacies communautaires au Québec. Certaines sont la seule source de soins de santé dans leur village. Si on coupe les revenus de ces pharmacies, ce sont les régions qui trinquent en premier. Pas Montréal. Pas Québec. Les petits villages où votre grand-mère va chercher ses médicaments pour le cœur, où le pharmacien est le seul professionnel de santé à 45 minutes de route.

    Votre employeur va couper dans votre couverture d’assurance

    Si le gouvernement plafonne ce que les pharmaciens peuvent facturer aux assureurs privés, les assureurs vont ajuster leurs grilles, mais pas nécessairement en votre faveur. L’effet domino est prévisible : les régimes d’assurance collective seront renégociés, les franchises augmentées, les couvertures réduites. Vous allez payer plus de votre poche pour les mêmes médicaments.

    Votre pharmacien aura moins le temps de vous parler

    Le pharmacien salarié qui prend cinq minutes pour vous expliquer les effets secondaires de votre nouveau médicament. La pharmacienne qui appelle votre médecin pour signaler une interaction dangereuse. Le pharmacien de famille qui connaît votre dossier par cœur depuis dix ans. Tout ça prend du temps et des ressources.

    Les vrais gagnants : les assureurs et les multinationales, pas vous

    On vous fait croire que cette mesure est dans votre intérêt. Pourtant, ce ne sont pas les honoraires de votre pharmacien qui font exploser vos primes d’assurance. Ce sont les coûts croissants des médicaments de spécialité, des traitements qui coûtent des dizaines de milliers de dollars par année et qui sont fabriqués par des multinationales pharmaceutiques.

    Vos primes augmentent? C’est à cause de ces médicaments hors de prix, pas à cause du pharmacien qui vous sert au comptoir. L’AQPP le dit clairement : le vrai débat devrait porter sur la hausse du coût des médicaments, pas sur les revenus des pharmacies de quartier.

    En s’attaquant aux pharmacies plutôt qu’aux véritables sources de pression sur le système, le gouvernement protège les intérêts des assureurs privés et des géants pharmaceutiques, et c’est vous qui en payez le prix.

    Le paradoxe qui devrait révolter tout le monde

    Le gouvernement a élargi le rôle des pharmaciens avec le PL67, une loi qui leur dit : « Vous êtes capables d’en faire plus. Prescrivez, prélevez, vaccinez, soignez. » Les pharmaciens ont accepté. Ils se sont formés. Ils ont investi.

    Et maintenant, le même gouvernement s’apprête à couper leurs revenus. Concrètement, il leur dit clairement « Débrouillez-vous.»

    C’est comme demander à un entrepreneur de rénover un immeuble au complet, puis lui dire qu’on ne paiera que la moitié de la facture, après que les travaux ont commencé.

    L’impact financier que le gouvernement ne veut pas que vous voyiez

    L’amendement représente une diminution d’environ 25 % des revenus des pharmacies communautaires.

    Un quart des revenus. Disparu. Du jour au lendemain.

    • 25 % de revenus en moins, c’est 25 % d’investissements en moins : moins de personnel, moins de formation, moins de technologies, moins de services cliniques pour vous.
    • Cet écart de revenus ne vient pas de pharmaciens « gourmands ». Il vient du fait que les tarifs du régime public n’ont pas été indexés adéquatement depuis plus de 20 ans. Pendant ce temps, tout a augmenté : le loyer, les salaires, les assurances, les logiciels, la formation.
    • Au lieu de corriger le sous-financement chronique du régime public, le gouvernement choisit de niveler par le bas.
    • Pour une pharmacie typique, cette perte de revenus équivaut à devoir couper des postes, réduire les heures d’ouverture et abandonner les services que le PL67 leur demande justement d’offrir.

    Qui est derrière cette mesure?

    L’amendement a été proposé par le député solidaire Alexandre Leduc, adopté sans consultation avec les pharmaciens, sans préavis, et en plein milieu de négociations entre l’AQPP et le gouvernement.

    L’AQPP s’est retirée de la table de négociation, un geste sans précédent. Son président, Benoit Morin, a qualifié l’amendement d’« énorme gifle ».

    Les cas de « surfacturation » qui ont alimenté le débat médiatique touchent une poignée de joueurs dans les médicaments de spécialité. L’AQPP avait proposé des solutions ciblées pour régler ces abus. Le gouvernement les a ignorées et a choisi de punir les 1 900 pharmacies du Québec au complet.

    Le milieu est unanime : c’est inacceptable

    L’ensemble de la profession, propriétaires, salariés, indépendants, techniciens est du même côté. Les ordres professionnels, les associations, les bannières : personne ne soutient cet amendement. Parce que tout le monde sait que si les pharmacies tombent, ce sont les patients qui paient le prix.

    C’est une profession entière qui sonne l’alarme pour protéger votre accès aux soins.

    Ce que le gouvernement devrait faire à la place

    La solution est simple : au lieu de couper les revenus des pharmacies, il faut augmenter les tarifs de la RAMQ pour refléter le coût réel des services pharmaceutiques en 2026, et s’attaquer aux véritables causes de la hausse des primes, les coûts des médicaments de spécialité et les pratiques des grands assureurs.

    On ne répare pas un système sous-financé en appauvrissant ceux qui le tiennent debout.

    Ce que vous pouvez faire

    Partagez cet article. Montrez-le à vos proches, à vos collègues, à vos voisins. Plus la population comprend ce qui se passe, plus le gouvernement sera forcé de reculer.

    Écrivez à votre député. C’est simple et ça prend deux minutes. Rendez-vous sur jappuiemonpharmacien.com pour envoyer une lettre directement à votre élu.

    Demandez-lui :

    • « Est-ce que vous trouvez ça acceptable que j’aurai à attendre 18 heures à l’urgence pour une infection urinaire que mon pharmacien aurait pu traiter en 20 minutes? »
    • « Est-ce que c’est acceptable que je perde ma prise en charge par ma pharmacienne de famille de ma douleur chronique qui dure depuis des années? »
    • « Qui va ajuster les médicaments de ma mère atteinte de diabète si sa pharmacie de quartier ferme? »
    • « Ma pharmacie est ouverte jusqu’à 21 h, c’est le seul endroit où je peux aller après le travail, vous trouvez ça acceptable qu’elle ferme à 17 h? »

    Parce que c’est exactement ce qui s’en vient si personne ne réagit.


    Références